La directrice de la Culture Xiomara Simons l’a récemment indiqué lors d’un entretien avec la Communicatie Dienst Suriname (CDS, Service de communication du Suriname). Selon elle, il est nécessaire de rétablir et de renforcer la coopération entre le gouvernement et le secteur culturel. Ces derniers temps, une distance se serait créée entre la direction et diverses organisations culturelles.
Depuis sa prise de fonction en décembre 2025, Simons mène des entretiens avec des représentants de différentes disciplines culturelles et communautés. Elle entend ainsi accroître l’implication du secteur et veiller à ce que la future politique réponde mieux aux besoins de la société. « Les communautés et les porteurs de culture sont ceux qui peuvent fournir les informations et aider à orienter la politique. Ils doivent donc être explicitement associés au processus », a déclaré Simons.
Les krutus doivent constituer la base de la nouvelle politique
Un élément important de la nouvelle approche est l’organisation de krutus, au cours desquels les organisations culturelles, les communautés et d’autres parties prenantes se concerteront. Ces réunions doivent débuter à la mi-2027.
Les résultats de ces entretiens doivent être intégrés dans un document de politique définissant les priorités et objectifs du développement culturel du Suriname. Une vision à long terme à l’horizon 2030 et 2035 est ainsi en cours d’élaboration.
Davantage d’attention pour les jeunes et l’éducation au patrimoine
Outre le renforcement de la coopération avec les organisations culturelles, la direction souhaite accorder davantage d’attention aux jeunes. Selon Simons, l’art, la culture et l’éducation au patrimoine jouent un rôle important dans le développement de l’identité propre et du sens de la citoyenneté.
La direction souhaite donc encourager l’implication des jeunes dans les activités culturelles au sein des quartiers et des communautés. Il s’agit non seulement d’accroître l’intérêt pour la culture, mais aussi de promouvoir la transmission des connaissances culturelles, des traditions et des valeurs aux générations futures.
Éventuel fonds culturel alimenté par les revenus du secteur pétrolier
Le financement des activités et projets culturels constitue, selon Simons, un défi important. La direction étudie donc les possibilités de mobiliser des sources de financement supplémentaires par le biais de partenariats.
L’une des options envisagées est la création d’un fonds culturel surinamais. La possibilité d’utiliser de futurs revenus du secteur pétrolier et gazier pour le développement et la protection de la culture et du patrimoine est également examinée.
Pour l’instant, il s’agit d’une possibilité qui doit faire l’objet d’une étude plus approfondie. Aucune décision concrète concernant le financement, l’organisation et l’ampleur d’un tel fonds n’a encore été annoncée. Simons appelle la société à participer activement à l’élaboration de la nouvelle politique culturelle. « Aidez à réfléchir, participez. Passez à l’action. Veillons ensemble à préserver notre patrimoine, nos valeurs et nos normes », a déclaré la directrice de la Culture.


















