La présentation a eu lieu le jeudi 29 octobre 2026 au Kabinet van de President (Cabinet du Président). Selon Bob Mangal, vice-président de l’équipe politique, une meilleure organisation du secteur peut permettre au Suriname de tirer davantage d’avantages économiques de ses réserves d’or.
« Si tout est bien organisé et que les personnes concernées y sont associées, les revenus de l’or peuvent réellement contribuer au développement de l’État et du peuple », a déclaré Mangal.
Enregistrement des chercheurs d’or et des mineurs illégaux
Le plan proposé repose sur une approche progressive, dans le cadre de laquelle des projets pilotes seront d’abord exécutés. Au cours de ces projets pilotes, les détenteurs de droits miniers, les propriétaires de machines et les personnes actuellement actives dans le secteur sans les autorisations requises devront être enregistrés.
L’objectif est d’intégrer ces groupes, lorsque cela est possible, dans un système organisé et contrôlable. La disponibilité des permis de travail et de séjour ainsi que l’accès aux soins de santé seront également examinés.
Selon Mangal, une collaboration plus étroite entre les autorités et les exploitants de mines d’or doit conduire à davantage de transparence dans le secteur. L’État devrait ainsi obtenir une meilleure vue d’ensemble tant de la production que du commerce de l’or, dans le but d’augmenter les recettes fiscales et les autres revenus publics.
Alternatives à l’utilisation du mercure
Un élément important du plan est la réduction des dommages environnementaux causés par l’extraction aurifère. Selon la proposition, la Nationale Milieu Autoriteit (NMA, Autorité nationale de l’environnement) aura un rôle à jouer dans la promotion de formations et de méthodes d’extraction alternatives.
Dans l’orpaillage à petite échelle, le mercure est notamment utilisé pour extraire l’or du matériau exploité. Selon Mangal, il existe des techniques permettant de récupérer considérablement plus d’or sans utiliser cette substance nocive.
« Avec le mercure, on obtient 40 % et 70 % sont perdus. Il existe des méthodes permettant d’obtenir près de 90 % du minerai d’or sans mercure », a affirmé Mangal lors de son explication.
Avec l’introduction de techniques alternatives, le groupe de travail entend non seulement réduire l’impact environnemental, mais aussi améliorer le rendement de l’extraction aurifère. L’approche proposée doit en outre contribuer à une méthode de travail plus professionnelle et à la limitation des risques environnementaux.
Également une lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme
Outre les aspects économiques et environnementaux, le plan vise à améliorer le contrôle du commerce de l’or. Un système plus clair et mieux réglementé doit aider le Suriname à satisfaire aux exigences internationales de conformité.
Il s’agit notamment de limiter les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Selon le groupe de travail, l’enregistrement et la supervision doivent contribuer à une meilleure compréhension de l’origine et de la commercialisation de l’or.
Premiers résultats attendus via des projets pilotes
La mise en œuvre du plan doit avoir lieu entre 2026 et 2028. Durant cette période, les conditions organisationnelles et juridiques seront davantage élaborées. Les projets pilotes devront ensuite déterminer comment les mesures proposées fonctionnent dans la pratique et quels revenus elles peuvent générer.
Mangal a déclaré que la présidente Simons avait réagi positivement à la présentation. Il a toutefois reconnu que la proposition devait encore être davantage élaborée.
« Le plan n’est pas parfait, mais il faut bien partir de quelque part. On ne peut pas rester indécis », a-t-il dit.
Le groupe de travail considère l’organisation du secteur de l’orpaillage à petite échelle comme une priorité nationale. Selon Mangal, le Suriname ne doit pas compter uniquement sur les futurs revenus du pétrole et du gaz, mais aussi veiller à une meilleure gestion du secteur aurifère existant.
La date à laquelle les premiers projets pilotes démarreront effectivement et le montant des recettes supplémentaires que les mesures pourront générer pour l’État n’ont pas encore été annoncés.






