La réunion a été organisée par l’Organisation internationale du travail (OIT) dans le cadre de ce que l’on appelle la coopération Sud-Sud. Dans ce cadre, des pays en développement échangent des connaissances et des expériences afin de relever des défis communs.
Selon le ministerie van Volksgezondheid, Welzijn en Arbeid, le Suriname a été invité par l’OIT en raison de son expérience avec plusieurs Decent Work Country Programmes successifs et des structures existantes de concertation entre le gouvernement, les employeurs et le mouvement syndical.
Sainte-Lucie travaille actuellement à son premier programme national pour le travail décent. Lors de la réunion, intitulée Decent Work by Design: Developing, Owning and Monitoring a Decent Work Country Programme, des représentants du gouvernement, des organisations d’employeurs et des syndicats ont bénéficié d’un appui pour élaborer et mettre en œuvre ce programme.
Les expériences surinamaises comme exemple
Le Suriname met actuellement en œuvre son troisième Decent Work Country Programme, couvrant la période 2023-2026. Selon le ministère, le Suriname a été le premier pays des Caraïbes à signer une troisième génération de ce programme. Entre-temps, le pays a demandé à l’OIT de prolonger le programme en cours.
Lors de la réunion, la délégation surinamaise a expliqué comment le gouvernement, la Vereniging Surinaams Bedrijfsleven (VSB) et les centrales syndicales réunies au sein de RAVAKSUR collaborent en matière de politique du travail, de législation et de projets concrets. Parmi les exemples pratiques cités figuraient notamment le renforcement des coopératives agricoles et le Fonds Voorzieningen Ouderschapsverlof, opérationnel.
Une attention particulière a été accordée au modèle de concertation tripartite du Suriname. Dans ce système, le gouvernement, les employeurs et les travailleurs sont représentés au sein de différents organes consultatifs et exécutifs impliqués dans les questions du travail.
Également une contribution au dialogue social en Haïti
Outre le soutien à Sainte-Lucie, la délégation surinamaise a contribué à l’élaboration d’une feuille de route pour le dialogue social en Haïti. L’initiative doit contribuer à une concertation structurée entre le gouvernement haïtien, les employeurs et les syndicats. L’objectif est de jeter, par la coopération, les bases de meilleures relations de travail et d’une stabilité socio-économique.
Les expériences surinamaises en matière de concertation tripartite ont servi d’exemple pour le développement ultérieur du processus de concertation.
Des experts surinamais impliqués
Lors de la réunion, le Suriname était représenté par Glenn Piroe, président de la Nationale Decent Work Commissie, et Claudette Etnel, représentante du mouvement syndical et membre de la même commission. Tous deux avaient été invités par l’OIT en tant que participants experts. D’autres membres de la commission ont suivi certaines sessions à distance. La réunion s’est achevée par une feuille de route permettant à Sainte-Lucie de poursuivre l’élaboration et, finalement, de signer le premier Decent Work Country Programme. Une feuille de route distincte a également été élaborée pour renforcer le dialogue social en Haïti.
L’OIT fournira un soutien technique pour le développement ultérieur des deux processus. Selon le ministère, les expériences acquises et les contacts établis seront également utilisés pour poursuivre le développement de la politique surinamaise en matière de travail décent et soutenir sa mise en œuvre.






















