La part des prêts non performants auprès des banques commerciales au Suriname a considérablement diminué en 2025. Le ratio dit NPL est passé de 5,3 % en 2024 à 2,8 % en 2025. La part des prêts problématiques est ainsi tombée sous la norme maximale interne de 5 %. C’est ce qui ressort du Rapport Financiële Stabiliteit d’octobre 2026 de la Centrale Bank van Suriname (CBvS, banque centrale du Suriname).
Les prêts non performants sont des crédits pour lesquels l’emprunteur ne respecte pas ses obligations de paiement conformément aux conditions convenues. Un pourcentage élevé de tels prêts peut présenter des risques pour les banques, car les fonds prêtés risquent de ne pas être intégralement remboursés.
Le volume des prêts problématiques a diminué de 26,2 %
Selon la Centrale Bank, la qualité du portefeuille de crédits s’est considérablement améliorée en 2025. Le volume total des prêts non performants a diminué de 26,2 % pour atteindre SRD 1,2 milliard. Dans le même temps, l’encours brut total de crédits a augmenté de 37,2 %.
La combinaison d’une diminution des prêts problématiques et d’une hausse des crédits octroyés a entraîné une forte baisse de la part des prêts non performants dans le portefeuille de crédits total. La CBvS rapporte également que les prêts irrécouvrables au sein du portefeuille de crédits ont diminué de 40,7 %.
Des problèmes surtout dans quelques secteurs économiques
Malgré l’amélioration générale, certains secteurs économiques restent relativement fortement représentés parmi les prêts problématiques. Selon le rapport, les prêts non performants se trouvent principalement dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la construction et de l’installation, du commerce et du logement.
Des différences existent également selon les devises dans lesquelles les prêts ont été accordés. Pour les crédits en dollars surinamais, le ratio NPL s’élevait à 7,5 %. Pour les prêts en dollars américains, il était de 2,8 %, tandis que le pourcentage pour les crédits en euros atteignait 8,6 %. Cela montre que l’évolution des prêts problématiques n’est pas la même dans toutes les composantes du portefeuille de crédits.
Certaines banques restent au-dessus de la norme interne
La Centrale Bank souligne que l’amélioration du ratio NPL moyen ne signifie pas que toutes les banques respectent individuellement la norme interne. Dans quelques banques commerciales, la part des prêts non performants restait encore supérieure en 2025 au seuil appliqué de 5 %. La CBvS a donc poursuivi le suivi des mesures prises par ces établissements.
Selon le rapport, les banques présentant des niveaux élevés de NPL doivent soumettre des rapports trimestriels sur les progrès réalisés. Cela permet au superviseur d’évaluer si les mesures prises contribuent à améliorer la qualité des crédits.
Le risque de crédit reste un point d’attention important
Bien que le secteur bancaire ait affiché une nette amélioration en 2025, le risque de crédit demeure, selon la Centrale Bank, l’un des principaux risques pour le système financier. Les prêts représentent en effet une grande partie des actifs des banques commerciales.
La CBvS considère la diminution des prêts non performants comme une évolution positive pour la résilience financière du secteur, mais continue d’insister sur une surveillance active et une maîtrise rapide des risques de crédit.
Source : Centrale Bank van Suriname, Rapport Financiële Stabiliteit, octobre 2026, page 15.







