La diversité culturelle du Suriname ne signifie pas automatiquement que chaque citoyen bénéficie de chances égales. Selon le vice-président Gregory Rusland, la société multiculturelle ne doit donc pas seulement se caractériser par le respect mutuel, mais aussi par un accès égal à l’éducation, à l’emploi et aux services publics. Il l’a souligné le jeudi 29 octobre 2026 lors du cinquième UNESCO Global Forum against Racism and Discrimination à La Haye, aux Pays-Bas.
Rusland a souligné dans son intervention la position particulière du Suriname en tant que pays où différents groupes de population, religions, langues et traditions coexistent. Selon lui, le respect mutuel et la coexistence pacifique constituent des fondements importants de la société surinamaise. Il a toutefois déclaré que la diversité culturelle ne suffit pas à elle seule pour lutter contre la discrimination et les inégalités sociales.
Le vice-président a également évoqué l’histoire du Suriname, façonnée par le colonialisme, l’esclavage, la résistance, le travail sous contrat et la migration. Selon lui, ce contexte historique joue un rôle important dans la compréhension des questions contemporaines relatives à l’égalité et à la discrimination.
Attention aux peuples autochtones et aux Marrons dans l’intérieur
Rusland a appelé à une attention particulière pour la situation des communautés autochtones et marronnes dans l’intérieur. Il a souligné que les distances géographiques, les barrières linguistiques et le manque d’infrastructures peuvent compliquer l’accès à l’éducation, aux services publics et à d’autres possibilités de développement.
Selon le vice-président, ces circonstances doivent être prises en compte de manière permanente lors de la formulation et de la mise en œuvre des politiques gouvernementales. La recherche de l’égalité des chances doit, selon lui, également se manifester dans la pratique quotidienne.
Rusland a cité trois points d’attention importants. L’enseignement doit promouvoir une meilleure connaissance des différentes histoires du Suriname. En outre, les services publics doivent être accessibles et équitables pour tous les citoyens. Il a également plaidé en faveur de politiques mieux étayées par la recherche, la concertation et l’implication directe des communautés auxquelles les mesures sont destinées.
Discrimination de la diaspora surinamaise
Lors du forum, le vice-président a également accordé de l’attention à la situation des Surinamais aux Pays-Bas. Selon lui, les expériences de personnes d’origine surinamaise face au racisme et à la discrimination méritent une attention sérieuse.
Il a souligné l’importance de la coopération entre les gouvernements, les organisations de la diaspora, les établissements d’enseignement et les chercheurs afin d’identifier les problèmes et de développer des solutions appropriées.
Selon les informations fournies, la participation au forum international offre également au Suriname des possibilités d’échanger des expériences et de discuter d’une coopération accrue avec les Pays-Bas.
Les accords internationaux doivent produire des résultats concrets
Le cinquième UNESCO Global Forum against Racism and Discrimination s’est tenu les 29 et 30 octobre au World Forum à La Haye. Des représentants gouvernementaux, des décideurs politiques, des experts et des organisations de la société civile de différents pays se sont réunis pour discuter de l’approche internationale du racisme et de la discrimination.
Le thème central était « From Commitment to Accountability: Change the System, Change the Future ». L’accent a été mis sur la transformation des accords internationaux et des intentions politiques en résultats mesurables et en véritables changements sociaux.
Par son intervention, Rusland a souligné que la promotion de l’égalité doit aller au-delà de la reconnaissance et de la valorisation des différences culturelles. Selon lui, ces principes doivent être traduits en politiques concrètes, afin que tous les groupes de population puissent réellement participer au développement du Suriname.







