Il existe à nouveau un plan visant à organiser le secteur de l’orpaillage à petite échelle. La présidente Jennifer Simons a reçu, le 29 octobre, une présentation sur l’enregistrement, l’augmentation des recettes de l’État, la réduction de l’utilisation du mercure et un meilleur contrôle. Des objectifs que nous soutenons.
Mais pour ceux qui suivent les évolutions dans le secteur aurifère, cela semble familier. Le Suriname ne commence en effet pas aujourd’hui à organiser ce secteur.
Quinze ans de politique d’organisation : qu’a-t-on accompli ?
En 2011, la Commissie Ordening Goudsector (OGS) a été créée. L’enregistrement, l’accompagnement et le soutien des chercheurs d’or figuraient déjà à l’ordre du jour. Quinze ans plus tard, la société est en droit de savoir ce qu’il en est advenu.
Le nouveau groupe de travail a-t-il parlé avec les personnes qui ont exécuté ces travaux ? Leurs enregistrements, rapports et expériences ont-ils été recueillis ? Qu’a-t-on accompli, où la mise en œuvre a-t-elle été insuffisante et pourquoi ?
Le communiqué sur la présentation du groupe de travail ne le précise pas.
Cela aurait justement dû être la première mission : examiner ce qui existe déjà, ce que cela a coûté et ce que cela a rapporté. Ce n’est qu’à partir de ces connaissances qu’il peut être justifié ce qui doit être fait différemment.
L’extraction d’or sans mercure figurait déjà à l’ordre du jour en 2011
L’extraction d’or sans mercure n’est pas non plus une nouvelle découverte. Du 13 au 15 octobre 2011, la foire aurifère Go for Gold s’est tenue à la Kamer van Koophandel en Fabrieken (KKF), où les techniques d’extraction respectueuses de l’environnement étaient au centre des préoccupations.
Dès cette époque, une transition vers un secteur aurifère organisé et sans mercure a été annoncée.
J’étais également présent à cette foire. Les annonces actuelles sont donc aussi reconnaissables pour la rédaction de TFD.
Au fil des ans, des visites ont suivi avec l’OGS, des ministres et l’ambassadeur de France, dont un survol pour observer la situation depuis les airs. Des questions ont régulièrement été posées à ce sujet sur l’approche, l’avancement et les résultats.
Projet de démonstration à Brokopondo : qu’en est-il advenu ?
Le 19 avril 2024, TFD était à nouveau présent, cette fois à Compagniekreek, dans le district de Brokopondo. Un site de démonstration pour l’extraction d’or sans mercure y a été officiellement inauguré, avec notamment une table vibrante et une centrifugeuse.
Gracia Emanuel était présente en tant que ministre par intérim de Natuurlijke Hulpbronnen, au nom de David Abiamofo. Le ministre Marciano Dasai de Ruimtelijke Ordening en Milieu a symboliquement mis la table vibrante en service.
Les journalistes ont reçu des explications sur des techniques qui permettraient de récupérer davantage d’or à des coûts de production plus faibles. Un centre de formation à Brownsweg a également été officiellement inauguré.
Il y avait donc déjà des équipements, des démonstrations et des installations pour former les mineurs.
Mais qu’ont-ils apporté ?
Combien de chercheurs d’or ont été formés et combien d’entre eux utilisent réellement ces techniques ? Les installations fonctionnent-elles encore ? Qui les gère ? Combien d’argent y a été consacré ?
Où sont les évaluations et la reddition de comptes financière ?
Cette critique découle d’années d’implication et de questions récurrentes.
TFD n’a pu consulter aucune évaluation publique ni aucun bilan financier final concernant les initiatives citées. Le nouveau groupe de travail ne fournit pas non plus ces réponses.
Nous ne disons pas que rien n’a été accompli. Mais cela signifie bien que nous ne pouvons pas contrôler ce que tout cela a apporté.
Pourquoi annonce-t-on à nouveau des projets pilotes sans d’abord rendre public ce que les précédents ont apporté ? Qu’est-ce qui est étudié et qui n’est pas encore connu ? Quels problèmes issus de projets antérieurs sont désormais résolus ?
Pourquoi à nouveau un groupe de travail ?
Il faut également préciser pourquoi un nouveau groupe de travail est nécessaire.
Quelles tâches restent à l’OGS ou à l’organisation d’organisation existante ? Qui conserve les connaissances recueillies et veille à ce qu’un prochain gouvernement s’appuie sur le travail déjà réalisé ?
Sans réponses claires, nous obtenons la même approche, mais sous un autre habillage. La société reçoit alors à nouveau une présentation, tandis que la reddition de comptes sur les promesses antérieures fait défaut.
D’abord la reddition de comptes, puis de nouveaux plans
Le groupe de travail doit donc d’abord préciser ce qui a été fait ces dernières années, ce que cela a coûté, ce que cela a apporté et où cela s’est enlisé.
Rendez cela public. Justifiez ensuite ce qui doit être fait différemment.
Après quinze ans de politique d’organisation, ce n’est pas une exigence déraisonnable. C’est la base d’une gouvernance responsable.
Dans la partie 2 : Qui va mettre cela en œuvre, avec quelles compétences et à quels coûts ? Et quelles questions critiques la présidente a-t-elle posées ?







